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Témoignages

 

Jules AKEZE, Chef de Service de la Coopération Extra-Africaine (C/SCEA) et Responsable des droits de l’homme à l’Université de Maroua - Cameroun
 

Je m’appelle Jules Akeze, je suis camerounais. Je suis Chef de Service de la Coopération Extra-Africaine (C/SCEA) et Responsable des droits de l’homme à l’Université de Maroua dans la Région de l’Extrême-Nord du Cameroun. J’ai étudié l’Archéologie à l’Université de Yaoundé I, domaine dans lequel je mène, parallèlement à celui des droits de l’homme, des recherches approfondies. Membre de l’EIP-Cameroun et de la Communauté Equitas, je suis titulaire d’un Certificat d’Aptitude au Professorat d’Éducation Physique et Sportive (CAPEPS) obtenu en 2009 à l’Institut National de la Jeunesse et des Sports de Yaoundé, la capitale de mon pays.

 

L’IIDH, à travers ses sessions, s’est fait une réputation des plus intéressantes sur le plan international, de par la pertinence de ses thèmes, la qualité de ses enseignements, des enseignants et des participants auxdites sessions. Le thème de la session de juillet 2014 étant Sport et droit international des droits de l’homme, j’ai décidé de postuler pour ce rendez-vous annuel sans équivalent. Ce séjour à Strasbourg m’a permis, non seulement d’approfondir mes connaissances en droit international et surtout en droit comparé des droits de l’homme, mais également d’approfondir, éprouver et confronter celles que j’avais déjà dans le droit du sport, à travers des cours thématiques et approfondis choisis avec soin et traitant de sujets d’actualité.

 

Autre aspect important pour moi, la rencontre de participants venus du monde entier, et les échanges très productifs que j’ai pu avoir avec certains d’entre eux. Etant à ma troisième participation consécutive, après les sessions de 2012 et 2013 qui étaient pourtant d’un niveau très élevé, je me permets d’affirmer que cette session 2014 a été la plus difficile des trois. C’est mon Certificat de l’IIDH obtenu en 2012, qui m’a valu ma promotion en tant que C/SCEA. Bien entendu, à peine rentré dans mon pays et comme je l’ai fait lors des deux précédentes années, j’ai entrepris de transmettre mes acquis de Strasbourg, non seulement à la communauté universitaire de ma ville, mais également à certains collègues évoluant dans le domaine du sport ou de l’éducation physique. Il est clair que lorsqu’on a déjà pris part à une session de l’IIDH à Strasbourg, on a toujours envie de revenir. Vivement la prochaine session ! Cette fois, je compte m’inscrire pour le diplôme.

 

 

Maria Josefina G. San Juan – Torres
 

De par mon statut de juge à la Cour, j’ai été conduite, involontairement au départ, à m’intéresser à la défense des droits humains. Je me suis trouvée face à de nombreux cas difficiles impliquant des enfants. J’ai alors réalisé qu’il était temps pour moi de m’orienter vers cette branche du droit qui correspondait à mes convictions personnelles. Je me suis donc rendue à Strasbourg en tant qu’étudiante, à nouveau.

 

Strasbourg avait déjà été une étape importante dans ma carrière. En effet, il y a dix-sept ans, j’avais eu l’occasion de participer à la session annuelle de l’Institut, fondé par le réputé défenseur des droits humains - René Cassin. Cette arrivée à Strasbourg a donc été pour moi un moment de nostalgie mêlé d’une certaine appréhension de savoir à quel point la ville de Strasbourg avait pu changer mais également à quel point j’avais pu, moi-même, changer. J’avais ainsi participé, en tant qu’étudiante, à la session de 1994 où j’avais obtenu le diplôme de l’IIDH puis en tant qu’intervenante en 1998.

 

Ce qui m’a particulièrement marqué a été le climat chaud et sec qui m’a accueilli. Venant d’un pays au climat tropical, je n’étais pas préparée à cela. C’était un été particulièrement chaud, ce que je ne peux qu’attribuer aux effets du réchauffement climatique mais ce n’est pas le sujet qui nous intéresse ici. En réalité, j’étais ravie d’être de nouveau étudiante à Strasbourg. Le thème de cette 46ème session annuelle d’enseignement traitait, en effet, d’un sujet qui me tient particulièrement à cœur : les droits des enfants.

 

Les premiers jours ont été consacrés à la procédure habituelle d’inscription et à renouer les liens avec le personnel de l’Institut qui m’a aidé et avec lequel j’avais travaillé durant les sessions des années 1990. J’ai également pu retrouver certains de mes anciens professeurs qui réalisent leurs engagements et leurs plaidoyers en faveur des droits de l’homme en enseignant à la session annuelle d’enseignement de l’Institut. Ces moments ont été, pour moi, stimulants et enrichissants.

 

J’ai été particulièrement impressionnée par le déroulement de la cérémonie d’ouverture de la session qui s’est tenue au Conseil de l’Europe. Cette cérémonie formelle et le programme de celle-ci ont été menés par de brillants représentants du Conseil de l’Europe et de l’IIDH. Une autre cérémonie de bienvenue a été organisée par la Ville de Strasbourg au sein de l’Hôtel de Ville en présence de l’adjoint au maire. Ont également été organisées les visites des hauts lieux historiques et institutionnels comme le Conseil de l’Europe, le Parlement Européen ou encore l’ancien camp de concentration de Struthof. Ces excursions participent certainement au rayonnement de l’Institut et permettent de créer une atmosphère de travail. Elles ont un impact sur les participants qui n’ont pas vocation à être de simples spectateurs lors de cette session d’été.

 

La session a ensuite démarré avec une série de conférences portant sur différents problèmes relatifs aux droits des enfants. Je vais ici me permettre de mettre en avant ce qui m’a paru être les points essentiels de la session annuelle d’enseignement :

 

UNE APPROCHE MULTIDISCIPLINAIRE : Alors que le sujet principal était les droits des enfants, le programme de la session d’été a traité un large éventail des sous-thèmes relatifs aux droits des enfants selon différentes perspectives et approches – l’application des lois, les questions liées au ministère public, au domaine judiciaire et aux ONG. Le sujet n’a pas été uniquement abordé de manière juridique mais a également permis d’acquérir une vision philosophique et sociologique couplée aux expériences pratiques des intervenants et des participants.

 

LA DIVERSITÉ DES PARTICIPANTS : La composition des participants et des intervenants, travaillant sur des disciplines différentes et venant de différents pays, a été un formidable tremplin favorisant les interactions, les réflexions et les discussions. Les différences culturelles et sociales ont permis de donner à cette session une perspective globale des tendances actuelles relatives aux droits des enfants. Ce mélange hétérogène des participants a contribué à créer des échanges de grande qualité.

 

MÉTHODOLOGIE : Les conférences étaient dispensées par des experts et des professionnels qui n’avaient pas qu’une connaissance théorique complète du sujet mais également une solide expérience en la matière. Les cours se déroulent de la même manière que des conférences avec peu d’opportunités d’interactions. Alors que cette manière conventionnelle et traditionnelle d’enseigner est un moyen certain de diffusion des informations en raison du grand nombre de participants, il aurait été plus intéressant d’instaurer certains moments réservés aux travaux de groupes et aux discussions. Ceci aurait peut être pallié la monotonie des journées intensives de cours qui épuisent mentalement et physiquement les participants et les intervenants. Cette fatigue étant accentuée par la chaleur exténuante et l’absence de climatisation. Le programme des cours devrait, peut-être, être étalé afin de faciliter les rencontres avec les intervenants en dehors des salles de cours. En tant que participante venant de loin, ces opportunités de discussions et de réflexion avec les experts auraient été indiscutablement pertinentes et utiles.

 

La mise en place de groupes de travail sur différents sujets sélectionnés lors de discussions d’approfondissement aurait été plus appréciable et profitable en lieu et place de conférences couvrant un nombre importants de questions. Ces discussions auraient pu être ajoutées aux cours pédagogiques dispensés. Il convient également de remarquer que ces cours étaient dispensés par des experts qui avaient non seulement des connaissances pointues mais aussi une véritable expérience pratique dans de nombreux pays. Nous avons appris énormément d’eux. J’ai aussi étudié parmi des étudiants venant du monde entier qui avaient des connaissances riches et diverses. La plupart d’entre eux avaient une expérience importante en matière de droits de l’homme, ce qui a conduit à des discussions riches et intéressantes sur des problèmes généraux et sociaux relatifs aux enfants.

 

LOGISTIQUE ET ASSISTANCE. Le personnel administratif de l’Institut a été très aimable, serviable et encourageant. Nous avons admiré leur patience, leur persévérance et leur professionnalisme dans la gestion de ce groupe important de participants. La barrière de la langue ne fut pratiquement pas un souci puisque tout avait été pensé. Les salles de cours n’étaient pas propices à la concentration et à l’apprentissage en raison d’un manque de climatisation et d’une vague de chaleur importante sur l’Europe mais je pense que personne ne peut blâmer l’Institut pour cela.

 

Le lieu d’hébergement au sein de l’Université est également un élément unique de cette session d’été. Cette organisation favorise les interactions de groupe, ce qui fait partie de l’expérience à Strasbourg. Les participants étaient amenés à discuter entre eux en dehors des salles de cours et ceci a permis la rencontre de personnes intervenant dans des domaines différents et venant de différentes parties du monde.

 

Pour conclure, la session annuelle de l’Institut n’a pas seulement été une session de formation sur le droit des enfants ou sur les droits de l’homme, bien que cette mission fût accomplie. Je voulais me trouver dans un environnement de travail qui soit réellement international, divers, dynamique et stimulant. Les participants étaient passionnés par cet enseignement et leur enthousiasme était contagieux.

 

Je termine ce témoignage sur une note positive et pleine d’espoir. J’espère que l’Institut pourra continuer à organiser ces sessions annuelles d’enseignement et à alimenter ce forum inspirant et productif porteur de changements positifs. Cet héritage de René Cassin, poursuivi par l’IIDH, a été pour moi une véritable expérience de vie.

 

 

Louise SEILER Doctorante Clinicienne (2ème promotion)
 

Après avoir exercé la profession d’avocat, j’ai décidé de reprendre un cursus universitaire pour me spécialiser en droit de l’Union européenne. Comme tous les praticiens du droit, j’ai été sensibilisée aux systèmes de protection des droits de l’homme. Je souhaitais en maîtriser davantage le fonctionnement et connaître certains aspects auxquels je n’avais pas été confrontée jusqu’à présent. Pour ce faire, je cherchais une formation très axée sur la pratique et les échanges avec des professionnels. C’est cette ouverture que j’ai trouvée au sein de la Clinique des Droits de l’Homme. En plus d’avoir étoffé mes connaissances théoriques, cette année au sein de la Clinique m’a permis de les appliquer immédiatement et d’être impliquée dans des projets concrets, comme la tierce intervention devant la Cour Européenne des Droits de l’Homme réalisée par la Clinique dans l’affaire Lambert. Les étudiants disposent d’une grande autonomie et sont encouragés à prendre des initiatives, à proposer des projets qu’ils mènent de bout en bout.

Les rencontres avec les intervenants lors des séminaires m’ont notamment fait découvrir le travail de certaines ONG, les exigences et contraintes du greffe de la Cour. Je suis aujourd’hui doctorante en droit pénal de l’Union européenne et l’expérience dont j’ai pu bénéficier au sein de la Clinique a, par exemple, enrichi mes réflexions sur les rapports entre le droit de l’Union et la Convention européenne des droits de l’homme. Si je devais revenir à la profession d’avocat, je suis persuadée que les compétences acquises, au sujet des procédures contentieuses devant les différents organes de protection des droits de l’homme, me seraient également très profitables. Mais, avant tout, j’ai eu la satisfaction de faire partie d’une équipe dynamique et volontaire, animée par le même désir de promouvoir les droits de l’homme et d’être utile à ceux qui en assurent la protection.

 

 

Chloé, Fiona, Clémence, Gloria et Marie-Sophie, étudiants chargés de surveiller les activités du Conseil de l’Europe au sein de la clinique des droits
 

« Nous avons organisé le jeudi 3 avril 2014 un séminaire dispensé en Français sur « La détention administrative des migrants et la protection des droits fondamentaux » dans le cadre de la clinique des droits de l’homme. Nous avons pensé qu’il était pertinent d’organiser une demi-journée de séminaire sur ce thème pour mettre en lumière les nombreuses sources et normes juridiques appliquées dans ce domaine et ainsi de les confronter à la réalité pratique à laquelle les personnes détenues et professionnels travaillant sur le terrain doivent faire face.

 

Pour atteindre cet objectif, nous avons invités comme conférenciers des Universitaires Français spécialisés dans ce domaine, des représentants d’Institutions Internationales, Européennes et Nationales (Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, Comité pour la prévention de la Torture, le HCR, Commissaire du Conseil de l’Europe pour les droits de l’homme, Médiateur Français) ainsi que des praticiens du droit de « L’ordre de Malte », association travaillant dans des centres de détention en France. Les intervenants ont présenté leurs points de vue personnels sur les différents thèmes abordés lors du séminaire et ont répondu aux questions de l’auditoire. 

 

80 personnes ont participé à ce séminaire (Avocats, Professeurs, Etudiants et personnel des Associations).  Nous vous invitons à lire le rapport intégral du séminaire qui sera bientôt disponible sur le site Web de l’Institut, dans la section « Human Rights Clinic. »

 

 

Guillaume DARTIGUE Etudiant Clinicien (1ère promotion)
 

Après une Licence et un Master 1 en Droit public à l’Université de Montpellier I, puis un Master 2 en Droit international public et privé, je suis actuellement en Master 2 Droits de l’homme à l’Université de Strasbourg.

 

J’ai découvert l’IIDH par le Professeur Sébastien Touzé, grâce à qui j’ai pu suivre la 44ème session annuelle d’enseignement portant sur le thème « Religions et droits de l’homme ». Le travail et la finalité de promotion des droits de l’homme ainsi que son rayonnement international font de l’Institut une étape indispensable pour tout juriste souhaitant se spécialiser en droit international des droits de l’homme. Habitant Strasbourg pour les deux prochaines années, j’ai saisi l’opportunité de participer à la Clinique de droit international des droits de l’homme adaptée et intégrée au cursus universitaire sous la forme d’un DU.

 


Mon inscription revêt une dimension double. La première dimension est personnelle voire intime envisagée comme une formation. C’est une formidable opportunité de spécialisation, par un encadrement pédagogique vecteur d’excellence avec la possibilité d’appliquer des connaissances à des cas concrets. La formation a d’abord une vertu pratique : elle permet d’acquérir une certaine autonomie de travail ainsi qu’une méthode de transmission du droit aux profanes. Surtout, elle assure le développement du sens de la mesure d’une technique juridique et d’une rigueur tant substantielle que procédurale indispensables à la défense des droits de l’homme pour lesquels plus que tout autre droit, la qualité argumentative doit être irréprochable.

 


Ma démarche est également plus large, et correspond à la perspective de travailler dans une dynamique de groupe, une émulation forte, autour d’une même conception de la pratique des droits de l’homme d’une même mission intrinsèque: la technique et l’expertise juridiques au service de la société civile. A ce titre, la veille juridique, la perspective d’assistance à la tierce intervention et aux conseils ou encore le développement de partenariats sont particulièrement stimulants.

 

Faire partie de la première promotion de la Clinique, et ainsi contribuer à son développement, est une chance.

 

 

Sébastien BRISARD, rapporteur à la Cour nationale du droit d’asile en France et doctorant en droit à l’Université de Szeged en Hongrie.
 

Participer à une formation sur le droit des réfugiés lorsque l’on travaille soi-même dans ce domaine pourrait paraître saugrenu. Or, bien au contraire, il s’agit là à mon sens d’une démarche nécessaire.

 

En effet, partager les expériences personnelles, échanger les idées et confronter les avis d’acteurs de l’asile de nationalités et d’horizons divers, comme cela a pu l’être lors du Cours d’été 2014 sur le droit des réfugiés, est  indispensable pour mieux appréhender les parcours de vie des demandeurs d’asile dont on aura à croiser le long chemin qu’ils ont parcouru.

 

Pour ma part, c’est exactement ce que j’attendais d’une formation proposée par l’Institut international des droits de l’homme (IIDH) et le Haut-commissariat aux réfugiés (HCR).

 

Les enseignements, dispensés dans un cadre studieux et convivial, ont été riches par les nombreux débats et interrogations qu’ils ont suscités parmi les participants dont la verve a parfois, dans la bonne humeur, déstabilisé quelque peu les intervenants et nos très chers coordinateurs.

 

En outre, la disponibilité et l’accessibilité de ces derniers ont permis de participer sereinement aux enseignements dispensés.

 

S’il est certain que les intervenants m’ont apporté un nouvel éclairage substantiel sur le droit des réfugiés et sur l’approche régionale du HCR à travers le monde, mon coup de cœur a été le cas pratique mettant en scène une audience juridictionnelle virtuelle d’un demandeur d’asile.

 

Ce cas pratique, préparé dans une atmosphère détendue dans le cadre de groupes de travail (juges, avocat/Etat, avocat/requérante) portant sur plusieurs thématiques (opinions politiques, groupe social, asile interne, exclusion), a été le catalyseur d’un esprit de communauté entre les participants voire de liens d’amitié.

 

Ainsi, tous mes remerciements sont adressés à l’IIDH et au HCR, et plus particulièrement à nos coordinateurs et leurs stagiaires, pour l’organisation de ce cours d’été qui aura contribué à mon enrichissement personnel et à l’approfondissement de mes connaissances.

 

 

 

Geoffrey WILEMS, Doctorant de l'Université Catholique de Louvain
 

Je m’appelle Geoffrey Willems. Je suis doctorant à l’Université Catholique de Louvain (Centre en droit des personnes et droit de la famille). Ma recherche doctorale porte sur l’autonomie des Etats européens en matière de droit de la famille compte tenu de leurs obligations en vertu de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le 15 novembre 2013, j’ai eu le privilège de participer au séminaire organisé par l’Institut International des droits de l’homme sur le thème des « Interactions normatives dans le domaine des droits de l’homme ». J’ai eu l’occasion de présenter aux organisateurs du séminaire, les Professeurs Touzé, Bergé et Dubout, ainsi qu’à mes collègues quelques réflexions concernant les interactions normatives dans la jurisprudence de Strasbourg relatives au droit des personnes et au droit de la famille. La préparation de cet exercice et – surtout – le riche débat qui en a suivi, ont été très utile et ont efficacement contribué à l’avancement de mes recherches. Ce séminaire a également été une occasion d’apprendre sur les recherches menées par les autres doctorants concernant des sujets certes très éloignés de mon propre travail, mais néanmoins étroitement liées avec lui.


Le champ d’investigation était très large mais les organisateurs ont réussi à maintenir la cohérence de la journée d’étude en replaçant constamment la question transversale choisie au centre du débat. Le séminaire a eu lieu dans l’agréable maison de l’Institut International des droits de l’homme dans une ambiance conviviale et sérieuse. J’espère avoir, dans l’avenir, la possibilité de participer à d’autres éditions du séminaire doctoral.

 

 

 

Damian GONZALEZ-SALZBERG, Avocat
 

Je m’appelle Damian Gonzalez-Salzberg. J’exerce la profession d’avocat en Argentine. Détenteur de deux diplômes de Master, l’un obtenu au Royaume-Uni et l’autre en Espagne, je suis également chercheur à l’Université de Reading où je travaille sur un projet intitulé « La théorique critique et les droits de l’homme ». L’IIDH jouissant d’une réputation mondiale en termes d’enseignement et de recherche en droits de l’homme, j’ai décidé de m’inscrire à sa session annuelle d’enseignement. La session a été très enrichissante et m’a donné l’occasion d’interagir avec des professeurs très prestigieux. Les cours traitaient de la protection internationale et régionale des droits de l’homme, ainsi que du sujet choisi pour cette année, les interactions entre les religions et les droits de l’homme. D’une part, les cours étaient très intéressants et ont donné lieu à des débats académiques de haut niveau. D’autre part, la session m’a permis de rencontrer des personnes venues du monde entier et de partager ensemble notre passion commune pour les droits de l’homme. Grâce aux amitiés tissées, nous avons tous eu la sensation de faire partie d’une même et grande communauté. De plus, j’ai décidé de m’inscrire pour le diplôme de l’IIDH, ce qui m’a amené à passer différents examens dirigés par des universitaires reconnus et qui se sont déroulés sur presque une semaine. Le dernier examen a eu lieu le jour de la cérémonie de clôture, lors de laquelle le Président de l’IIDH, M. Jean-Paul Costa, m’a remis le Diplôme en main propre. A mes yeux, cela est la plus haute distinction académique qui existe. En conclusion, la session a été une expérience inoubliable et ce d’un point de vue aussi bien académique que personnel. Au vu des amitiés que je me suis forgées et du diplôme que j’ai obtenu à l’occasion de la session, cela ne fait aucun doute que je resterai lié à l’IIDH pour la vie.

 

 

Ngane NDOUR, Magistrat, Président du Tribunal d’Instance de Louga (SENEGAL), Secrétaire chargé de la Justice Pénale Internationale de la Ligue Sénégal
 

Faire un témoignage sur les formations de l’Institut International des Droits de l’Homme est pour moi un exercice exaltant mais difficile.


Exaltant en ce sens qu’elles ont contribué pour la meilleure partie, à l’acquisition de mes connaissances et compétences dans le domaine des droits de l’homme. En 2008, quand je partais à Strasbourg pour la première fois pour participer à la session de Juillet, je n’avais aucune connaissance en droits de l’homme. J’y allais par simple curiosité intellectuelle, étant un amoureux de la formation continue et de la recherche. Mais la qualité des enseignements que j’y ai reçus, la pédagogie et les échanges que j’ai eus avec les autres participants venus de tous les systèmes de justice du monde, m’ont convaincu que la question des droits de l’homme doit intéresser tout à chacun, eu égard surtout, au contexte mondial actuel. Venant d’un pays africain, continent où la situation des droits de l’homme est encore préoccupante, et étant magistrat qui, par conséquent, a un rôle déterminant à jouer dans la protection des droits de l’homme, j’ai décidé de faire mienne cette question.


Aujourd’hui, je participe  à plusieurs activités de promotion des droits de l’homme dans mon pays par le biais de formations dispensées à mes collègues, aux agents de l’Administration pénitentiaire, aux journalistes et chroniqueurs judiciaires, etc….
Un proverbe de chez nous dit : « N’abandonne jamais ce qui a fait de toi un homme ». Appliqué à mes rapports avec l’IIDH, je peux dire qu’il a fait de moi celui que je suis devenu en matière de culture des droits de l’homme. C’est pourquoi après cette session, j’ai encore suivi celles de 2012 à Strasbourg et à Dakar et celle de Février 2015 à Bamako lors de laquelle j’ai d’ailleurs eu le privilège d’être le lauréat.


Je suis sûr que le même témoignage peut être fait par des milliers de personnes dans tous les coins du monde, l’Institut accueillant des participants venus de toute part à Strasbourg, et organisant aussi des sessions délocalisées sur tous les continents. C’est en cela que l’IIDH est un véritable ambassadeur des droits de l’homme dans le monde.


Témoignage difficile en ce que je ne trouve pas les mots adéquats pour exprimer suffisamment mes sentiments. C’est pourquoi je sollicite la clémence des membres de l’Institut en leur demandant toutefois, de garder à l’esprit que le travail abattu par l’Institut en matière de promotion des droits de l’homme dans le monde, ne peut trouver de mots pour être décrit. Il est seulement excellent.

 

 

YAMEOGO Romuald Marcel Narélwendé, magistrat au Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou au Burkina Faso.
 

Je suis Monsieur YAMEOGO Romuald Marcel Narélwendé, magistrat en service au Tribunal de Grande Instance de Ouagadougou au Burkina Faso.


S’agissant de la première session de droit international pénal au Mali, j’ai été comblé au-delà mes attentes. En effet, cette session a tenu toutes ses promesses :


•    De par la richesse des enseignements eu égard à l’actualité malienne, africaine et internationale.
•    De par la qualité, la disponibilité et la sincérité des éminents enseignants et des autres intervenants (Ministre de la Justice du Mali, Représentant Spécial du Secrétaire Général des Nations Unies).
•    De par le nombre, la qualité et l’ouverture d’esprit des participants, dont la diversité d’horizons (dix-sept nationalités) et de profils (militants des droits de l’homme, magistrats, avocats, communicateurs traditionnels, étudiants, etc.) a permis de fructueux échanges d’expérience.


La sincérité, la spontanéité et la chaleur de ce brassage ont su, en une semaine, dissiper la timidité, et créer un fort sentiment d’appartenance à une même famille, ce qui, pour sûr, ne s’estompera pas.


J’ai donc été comblé au-delà de mes attentes, pas seulement pour le prix que j’ai eu l’insigne honneur de recevoir, mais surtout pour la somme de connaissances que j’ai reçues à Bamako et qui, assurément outilleront le magistrat que je suis, pour en faire un véritable avocat de la cause des droits de l’homme dans mon pays, le Burkina Faso, et particulièrement dans ma juridiction.
J’exprime pour finir, ma gratitude aux organisateurs de cette session,  notamment l’Institut International des Droits de l’Homme de Strasbourg (IIDH), la Fondation Friedrich Naumann pour la Liberté, la Division des droits de l’homme de la MINUSMA, la Coalition Malienne pour la Défense des droits de l’enfant (COMADE), l’Institut National de Formation Judiciaire (INFJ), pardon si j’en oublie.


Longue vie à la session de droit international du Mali.


Bons vents à l’IIDH et à ses partenaires, dans leur œuvre salutaire pour la protection des droits de l’homme.

 

 

 

Malika AYAD, Enseignante à l'Université Alger 3
 

Je suis madame AYAD MALIKA, enseignante à l’université Alger 3, faculté des sciences politiques. En consultant un jour le site de l’institut international des droits de l’homme de Strasbourg (IIDH), qui est une référence mondiale dans le domaine de la formation en droits de l’homme, j’ai vue que l’institut organise pour la première fois dans le monde arabe, une session de formation sur les droits de l’homme qui se déroulera  à Beyrouth.  Et c’est le choix  de l’institut de s’ouvrir sur cette partie du monde qui a connu beaucoup d’événement ses dernières années qui m’a poussé à déposer ma candidature surtout que je fais partie de cette région. Tout au long des 4 jours qu’a duré la formation, j’ai pu apprendre beaucoup comme j’ai pu aborder une nouvelle méthodologie d’enseignement des droits de l’homme qui pourra m’aider dans mon travail, surtout que la formation été assuré par les experts de l’IIDH et des professionnels qui travaillent sur le terrain. En plus de ça, cette formation été l’occasion pour moi de rencontrer des académiciens de l’université Jinnan du Liban,  partenaire de l’IIDH, et de professionnels issue de la société civile du monde arabe, cela nous a permis d’échanger nos expériences.

 

 

Issa KONÉ, Conseiller en Affaires Juridiques, Division Etat de Droit de l'ONUCI
 

Je me nomme Issa Koné. Je suis, depuis septembre 2010, Conseiller en Affaires Judiciaires au sein de la Division Etat de Droit de l'Opération des Nations Unies en Côte d'Ivoire (ONUCI).


En juillet 2013, j'ai souhaité prendre part à une formation en droits de l'homme pour me replonger dans cette matière qui représente un centre d'intérêt avéré en ce qui me concerne. J'ai pu ainsi découvrir sur le site de l'IIDH, la session annuelle de Dakar. L'annonce mentionnait au titre des personnes ciblées, les acteurs de la justice. Etant impliqué dans l'élaboration et la mise en œuvre de la stratégie nationale de réforme de la justice en Côte d'Ivoire, j'ai donc retenu cette session à laquelle j'ai postulé. Cependant, je suis allé à Dakar en septembre avec la crainte d'être déçu par une simple initiation aux instruments de droits de l'homme, un remue-méninges élémentaire, superficiel et peu instructif.


Au contraire, j'ai été agréablement surpris de constater lors de la session que les formateurs étaient de parfaits connaisseurs des thématiques retenues. En plus d'une méthode très interactive et participative, ils ont su nous abreuver de débats à la fois théoriques et pratiques en droits de l'homme dans une approche comparative et approfondie. Par exemple, la jurisprudence des organes de traités, les positions de la CIJ dans certains cas, la complexité pratique de la mise en œuvre du non refoulement des réfugiés, les hésitations de la Cour Européenne des Droits de l'Homme sur la liberté religieuse, les précisions sur les règles de procédure devant la CPI, les conflits de normes et l'interprétation conciliante des dispositions des droits de l'homme et du droit humanitaire m'ont offerts de bons moments de délectation intellectuelle empreinte de curiosité et d'émulation. C'est donc une expérience que je renouvellerai volontiers puisque je suis invité par l'IIDH à participer à la 45ème session d'enseignement qui se déroulera à Strasbourg en juillet 2014.

 

 

Marcelline ABOUA, Doctorante de l'Université Félix Houphouët Boigny d'Abidjan
 

Je suis Ms ABOUA Marcelline, doctorante en droit à l’université Félix Houphouët Boigny d’Abidjan/Côte d’Ivoire et membre du Bureau Exécutif National de la Ligue Ivoirienne des Droits de l’Homme (LIDHO), chargée des questions économiques et de la lutte contre la pauvreté.


C’est dans le cadre de mes activités de défenseur des Droits de l’Homme et de recherche d’informations dans ce domaine,  que j’ai découvert  l’IIDH. Depuis, je visite régulièrement le site internet de cet Institut à la recherche d’une formation de haut niveau en vue de renforcer mes capacités dans le domaine des Droits de l’Homme. Et je n’ai pas eu tort ; car l’IIDH m’a donné pleine satisfaction à sa session de formation en Droit International Humanitaire organisée en Abidjan.


J’ai beaucoup appris sur la protection internationale en cas de conflit armé, l’embryon systémique de la protection internationale et la justice pénale internationale. J’ai été impressionné par la qualité des experts de l’IIDH et tous les professionnels qui sont intervenus au cours de cette session de formation. Ça été un honneur pour moi d’échanger avec ces éminents professeurs qui m’ont beaucoup apporté sur l’orientation de mes travaux de recherche dont le thème est : « la protection des populations civiles pendant le conflit armé en Côte d’Ivoire ». J’ai compris qu’effectivement ‘’le Droit Humanitaire n’est pas un cours théorique, c’est la vie de tous les jours’’. Merci à l’IIDH.


Je suis très heureuse de pouvoir revivre ces moments puisque j’ai été invitée à participer à titre gracieux (en partie) à la 45ème Session d’enseignement qui se déroulera à Strasbourg en Juillet 2014. Mon vœu est de pouvoir m’inscrire pour le diplôme de l’IIDH au cours de cette session.

 

 

Daniel EWANE, Professionnel
 

Je m’appelle Daniel EWANE et je suis camerounais. Titulaire d’un Master Droits de l’homme et action humanitaire obtenu à l’Université Catholique d’Afrique Centrale, je nourris une véritable passion pour l’humanitaire et m’intéresse particulièrement aux questions liées aux migrations. Je suis d’ailleurs volontaire auprès des Nations Unies et auprès d’une organisation camerounaise à but non lucratif. J’ai très tôt mis un point d’honneur à acquérir plus de connaissances. C’est dans cette optique que j’ai postulé à la session de formation en Droit international humanitaire de l’IIDH à Abidjan. Cette session inédite a regroupé 75 participants de 14 pays (essentiellement d’Afrique francophone) issus des administrations publiques, des organisations onusiennes, des ONG internationales et locales et du monde universitaire, lesquels ont bénéficié, dans ce cadre, d’enseignements dispensés par d’éminents professeurs et praticiens du droit. J’ai personnellement apprécié les méthodes interactives qui ont donné lieu à des débats constructifs et formateurs dans des domaines très pointus. C’est la parfaite synthèse de ces acquis et de mon modeste bagage personnel qui m’a permis de me distinguer lors du test final et de rafler le prestigieux titre de « lauréat de la session d’Abidjan». Je garde globalement un excellent souvenir de la session d’Abidjan, mais le moment le plus mémorable de mon séjour a sans doute été lorsque l’IIDH m’a publiquement décerné mon Certificat de formation assorti d’une invitation pour la 44e session annuelle sur les droits de l’homme, dont j’attends déjà l’ouverture avec impatience.

 

 

Yvon JANVIER, Elève Avocat
 

Ce témoignage peut sans doute paraître un grain de sable sur la plage, du moins il se propose de vous exprimer ma reconnaissance pour l’excellent travail accompli en Haïti avec la réalisation de cette formation en Droit international des droits de l’homme, et de manière plus spécifique, en droits de l’Enfant. Si cela peut servir de plaidoyer pour motiver initiateurs et partenaires au projet à le pérenniser, j’aurai atteint mon but au-delà de mes espérances.

 

J’ai entrepris des études juridiques dans un souci de service et parce que j’ai estimé que c’est un ajout indispensable à mes compétences professionnelles. Etudes, interrompues à deux reprises pour des formations aux États-Unis en Sciences de l’éducation, mais que j’ai complétées malgré ma double fonction de maire et d’enseignant à l’époque.

 

Autant un poisson capturé dans un aquarium ressent la nécessité permanente du large, autant je ressentais ce vide, cette limite que m’imposait l’absence d’une formation approfondie en Droit international des Droits de l’homme.

 

Ce qui m’avait poussé à appliquer pour un Master proposé par UNICRI et l’Université de Turin. Mais en raison des aléas de la légalisation de mes pièces je n’avais pu aller jusqu’au bout.

 

Convaincu que le hasard n’existe pas, et toute mon énergie étant mobilisée vers la concrétisation de ce rêve, c’est donc naturellement, à mon sens, qu’est venue à moi l’opportunité de cette formation en droit international des droits de l’homme à laquelle j’ai participé, entre le 2 et le 12 décembre 2014, à l’École de la Magistrature (EMA), à Port-au-Prince, réalisée avec le concours de l’ambassade de France et de l’Institut International des Droits de l’Homme (IIDH).

 

Certes, plusieurs autres facteurs me motivaient. Chercheur, Avocat, Enseignant, Journaliste, acteur très impliqué dans la vie de ma communauté, je me soucie toujours de partager mes connaissances, estimant que cela constitue l’une des meilleures voies vers l’établissement d’un état de droit et le développement durable.

 

En fait, cette formation coordonnée à la perfection par Mme Muriel Sognigbe Sangbana, déléguée par l’IIDH, avec la variété et la richesse des thématiques traitées avec maestria par la majorité des intervenants, a dépassé mes attentes.

 

A mon sens, tout homme/femme de loi, de l’avocat au juge, tout travailleur social, tout homme/femme soucieux d’une société juste, respectueuse des droits humains, devrait recevoir, au moins une fois, une telle formation.

 

Aussi, souhaiterais-je, pour le bien de mes compatriotes, pour le bien de mon pays, que cette formation perdure. De cette manière, chaque année se multipliera en Haïti des défenseurs des droits humains, mieux imbus de leur sujet, qui auront, à défaut de bénéficier de la formation, participé soit à des conférences, soit à des séminaires tenus par certains des bénéficiaires.

 

Une façon pour vous dire que, personnellement, j’ai planifié de partager le bagage reçu à l’EMA grâce à l’IIDH, tant avec les étudiants de l’école de droit de Jérémie qu’avec d’autres acteurs de la vie sociopolitique de ma région, et à l’avenir au-delà. Pour ne pas reculer, j’ai déjà communiqué mon intention tant au rectorat de la faculté de droit qu’à des confrères avocats du Barreau. Je me mettrai à l’œuvre sous peu. Pour moi, pour les quatre-vingt-quatre autres bénéficiaires de la formation, pour la myriade de bénéficiaires qui suivront, je résume mes sentiments aux initiateurs et aux partenaires du projet par un MERCI. Je compte faire œuvre utile de ce bagage intellectuel que vous m’avez permis d’acquérir.

 

 

Coralie Gervaise - Clinicienne de 2013 à 2015
 

 

 

Ayant découvert les Droits de l’Homme lors d’une année passée à Birmingham dans le cadre du programme Erasmus, j’étais ravie à l’idée de pouvoir approfondir mes connaissances sur le sujet au sein de la Clinique des Droits de l’homme nouvellement créée par la Faculté de droit de Strasbourg et la Fondation René Cassin. Ma promotion de 2013, fut la première à tester cette nouvelle formation pratique de deux années destinée aux étudiants.


La première année me permis de découvrir tous les systèmes de protection des droits de l’Homme et les étudier de manière approfondie. Grace aux divers évènements, séminaires et conférences animé par différents acteurs des droits de l’homme, différents projets ont muri au sein de la Clinique. Pour ma part, j’ai choisi de travailler sur le système régional interaméricain de protection des droits de l’homme, intéressée par l’Amérique latine et les problématiques de droits de l’homme de la région. Avec d’autres cliniciens nous avons décidé d’entreprendre un travail de synthétisation et de traduction en français de la jurisprudence de la Cour Interaméricaine des Droits de l’Homme. Lors de ma deuxième année, nous nous sommes confrontés à la pratique du droit en tant qu’amicus curiae auprès de la Cour européenne des droits de l’homme.


Par ailleurs, j’ai eu cette opportunité unique offerte par la Clinique de mettre en pratique mes connaissances lors d’un voyage à San José, Costa Rica afin d’y observer le fonctionnement de la Cour interaméricaine J’ai été pendant quelques jours au cœur de la production jurisprudentielle interaméricaine.


La Clinique m’a fait rencontrer des praticiens du monde entier certains avec lesquels je suis toujours en contact, a incontestablement développé mes connaissances des droits de l’homme et surtout m’a fait découvrir les droits de l’homme dans le quotidien des individus, leur réalité pratique. Indéniablement cette expérience fut très positive. J’en tire aujourd’hui tous les bénéfices car cette formation m’a sans aucun doute conduit à mon stage de fin de Master II au sein du Haut-Commissariat pour les Droits de l’homme de l’ONU. Je recommande vivement la Clinique et souhaite aux futurs autres membres le même plaisir intellectuel que j’ai eu.

 

 

 

Philip Alston, Professeur de Droit à la Faculté de Droit de l’Université de New-York Rapporteur Spécial sur l’extrême pauvreté et les droits
 

 

 

J’ai eu la grande chance de pouvoir assister à la session annuelle de l’IIDH de 1977 et d’être le premier lauréat du Diplôme de l’Institut. Cette session a été une expérience marquante pour moi puisqu’elle m’a permis d’ouvrir mes perspectives en droit et dans la pratique des droits de l’homme, d’être confronté à des universitaires et des praticiens dans ce domaine et de rencontrer des groupes différents de participants. Depuis, j’ai eu le privilège d’enseigner à diverses occasions et j’ai toujours trouvé que ces rencontres étaient des moments enrichissants tant pour les participants que pour les enseignants.

 

Après avoir terminé cette formation, j’ai commencé mon doctorat à l’Université de Berkeley et au début de l’année 1978, Théo van Boven, le directeur inspirant du Programme des Droits de l’Homme des Nations Unies à Genève, m’a offert un contrat temporaire. Cela m’a pris sept ans avant que je décide de devenir moi-même universitaire. En 1987, je suis devenu Premier Rapport du Comité des Nations Unies sur les Droits Economiques, Sociaux et Culturels et j’en ai assuré la Présidence pendant huit ans. Durant cette période, le Comité a été le pionnier de nombreuses approches encore utilisées par de nombreux organes conventionnels, comme l’adoption d’observations finales, l’audition des ONG, des jours de discussion générale ou encore l’examen des situations d’Etats qui n’avaient pas présentés de rapport.

 

De 2004 à 2010, j’ai été Rapporteur Spécial des Nations Unies sur les exécutions extrajudiciaires and j’ai travaillé sur de nombreuses problématiques telles que les assassinats ciblés, les crimes d’honneurs, les obligations en matière de droits de l’homme d’acteurs non étatiques et sur les systèmes d’armes létales automatiques. Depuis 2014, je suis Rapporteur Spécial des Nations Unies sur l’extrême pauvreté et les droits de l’homme. Dans ce cadre, je plaide pour qu’une plus grande attention soit apportée, par tous les acteurs des droits de l’homme, aux questions relatives aux droits économiques, sociaux et culturels qui restent souvent écartées de la plupart des débats. Je suis très reconnaissant à l’Institut pour m’avoir offert cet enseignement et ces opportunités.

 

 

 

Elizabeth Salmon Garate, Professeur à l'Université Catholique Pontificale du Pérou
 

La première approche que j’ai eue avec l'Institut International des droits de l'Homme René Cassin (aujourd’hui devenu Fondation) fût lorsque j'ai entendu parler des sessions annuelles d’été. J'étais alors étudiante à la Faculté de droit de l’Université Catholique Pontificale du Pérou, et participer à ce genre d’initiative faisait partie des rêves que je ne pouvais pas réaliser. Quelques années plus tard, j'ai reçu, en tant que professeur et directrice de l'Institut de la Démocratie et les droits de l'Homme de mon Université, l’invitation de participer à la session annuelle en tant qu'enseignante, ce qui a été signe d’une grande joie mais aussi signe de grandes responsabilités.


Au cours des quatre années consécutives que j'ai enseigné, j'ai eu l'opportunité d'en savoir plus sur le travail de la Fondation, sur ses activités délocalisées et sa promotion de la recherche, mais aussi et surtout, sur sa capacité à influencer de façon significative la vocation de nombreux jeunes à travers du monde. Durant ces sessions, j'ai rencontré des personnes de tout âge, venant de différents milieux, avec un parcours professionnel différent, avec leurs propres histoires mais tous ont partagés l’enthousiasme et l’idéal de promouvoir les droits de l’homme aux quatre coins du monde.


Je pense que convoquer, année après année, une telle diversité humaine est le grand bastion de l'IIDH et ce qui fait converger les expériences des enseignants, la gentillesse du personnel exécutif et administratif ainsi que la beauté des environs de Strasbourg avec l'élan et l'énergie des étudiants, qui apprenant certainement les droits de l'homme, mais surtout que la coexistence, le respect et la tolérance sont la véritable pierre angulaire de cet ensemble normatif et moral.

 

 

 

Régis de Goutte, Premier avocat général honoraire à la Cour de Cassation
 

Tout au long de ma carrière de magistrat et de membre de Comités internationaux, j’ai pu constater l’importance du rôle de l’IIDH au niveau national et international, que ce soit pour l’enseignement, la formation, la diffusion ou la promotion des droits de l’homme :
   -Je l’ai constaté d’abord dans mes fonctions judiciaires, notamment à la Cour d’appel de Paris et à la Cour de Cassation, pendant lesquelles je me suis souvent appuyé sur la documentation de l’IIDH  pour la préparation des formations et conférences sur la Convention européenne des droits de l’homme que j’ai été chargé de donner auprès des magistrats et des étudiants ;
    -Je l’ai constaté aussi au cours des nombreuses années pendant lesquelles j’ai participé régulièrement à des réunions au Conseil de l’Europe, d’une part en qualité de membre du Comité directeur pour les problèmes criminels (CDPC) et du Comité directeur pour les droits de l’homme (CDDH), d’autre part en qualité de magistrat détaché dans les fonctions de directeur adjoint des affaires juridiques du Ministère des affaires étrangères, ce qui m’a amené à présenter la défense de la France dans plusieurs affaires devant la Commission et la Cour européenne des droits de l’homme . Ces années m’ont donné l’occasion de contacts précieux avec l’IIDH, en particulier avec les Professeurs Jean-François Flauss et Gérard Cohen-Jonathan.
    -J’ai constaté en outre l’importance du rôle de l’IIDH au niveau international pendant mes mandats d’expert au Comité des Nations Unies pour l’élimination de la discrimination raciale, puis à la Commission contre le racisme et l’intolérance du Conseil de l’Europe, ainsi qu’au sein de la Commission française des droits de l’homme, fondée elle aussi par René Cassin. Au cours de ces mandats, j’ai pu mesurer le rayonnement de l’IIDH bien au-delà de la France.
    -Enfin, ce rayonnement de l’IIDH, j’en ai eu encore la preuve en participant à des conférences ou enseignements organisés par l’IIDH et auxquelles ont assisté des étudiants venus de divers pays : tel a été le cas ces dernières années, par exemple, à l’Université Panthéon-Assas à Paris en 2013 et à la Clinique des droits de l’homme de l’IIDH en 2014.


      A la lumière de tous ces constats sur le rôle éminent de l’IIDH, j’ai décidé d’apporter en 2014 mon plein soutien à la création de la nouvelle Fondation «  IIDH-Fondation René Cassin », convaincu que cette Fondation d’utilité publique permettra de poursuivre et d’amplifier la mission fondamentale de l’Institut, assumée depuis son fondateur René Cassin jusqu’à notre cher Président Jean-Paul Costa.

 

 

Sheva Traclet, participante et diplomée de la 47ème session annuelle d'enseignement
 

Dès les premières années de mes études de droit, je me suis particulièrement intéressée aux droits de l'Homme. Cette inclination m'a poussée à participer au Concours européen des droits de l'homme René Cassin, co-organisé par la Fondation René Cassin. L'un des prix décernés par la Fondation aux lauréats de ce concours offre la possibilité de participer à une session d'enseignement à laquelle j'ai eu la chance de prendre part en juillet 2016.

Participer à cette session m'a permis d'enrichir considérablement mes connaissances concernant les différents systèmes régionaux de protection des droits de l'Homme. Avant cette expérience, je n'avais eu que très peu l'occasion, pendant mon cursus universitaire, d'étudier d'autres systèmes de protection des droits de l'Homme que le système européen. Cette session d'enseignement a répondu à mes attentes en élargissant mes perspectives juridiques.
J'ai eu l'opportunité d'assister à des enseignements de grande qualité dispensés par des intervenants de renom.

Pendant les trois semaines d'enseignement, j'ai pu rencontrer des praticiens du droit du monde entier et échanger avec des personnes d'horizons différents, ayant un interêt commun : la défense des droits de l'Homme. Cette expérience a confirmé ma volonté d'orienter mon parcours professionnel dans le champ de la promotion et du rayonnement des droits de l'homme.

La 47ème session annuelle d'enseignement de juillet 2016 a été l'occasion pour moi d'obtenir le diplôme de la Fondation René Cassin. Au terme d'une préparation très exigeante et intense, ce diplôme est venu valoriser mes compétences en droit international des droits de l'Homme.

C'est un grand honneur pour moi de faire partie des titulaires de ce diplôme et je tiens à remercier la Fondation pour cette opportunité. Je ne peux qu'encourager d'éventuels candidats à participer aux sessions d'enseignement à venir.

 

 

 

Saadia Belmir, Vice-Présidente du Comité des Nations Unies contre la Torture
 

Je m’appelle Saadia BELMIR, de nationalité Marocaine , je suis Magistrat de carrière, avec le grade de Présidente de Chambre près la Cour de Cassation. Actuellement je suis attachée à l’administration centrale comme Conseiller.
A côté de mes principales activités professionnelles, je suis membre du comité la Torture à Genève, et du Conseil Supérieur des Oulémas du Maroc (jurisconsultes).
Sur le plan professionnel, j’ai assumé plusieurs fonctions, dont notamment Magistrat près le tribunal de première instance de Rabat, Substitut du procureur général près  la cour d’appel de Rabat, puis Conseiller près cette Cour, attachée à l’Administration centrale du Ministère de la Justice (Secrétariat général, faisant partie du groupe de législation nationale et internationale). Conseiller à la Cour de Cassation, membre de la chambre administrative). Membre du Conseil constitutionnel.
Concernant mes Etudes, diplômes et stages, après la licence en sciences politiques  et ma 1ère année de DES en sciences politiques (Maroc, j’ai obtenu le DES, puis le Doctorat d’Etat en droit public en France, (Paris II). J’ai enseigné pendant plusieurs années à l’institut de formation des Magistrats du Maroc. En même temps, j’étais membre du précèdent conseil consultatif des droits de l’homme, puis du conseil des droits de l’homme.
-    Sur un autre plan, j’ai fait partie du comité national de pilotage du plan d’action pour la démocratie et les droits de l’homme Rabat.
-    Auparavant, en 1996 j’ai eu l’honneur de faire partie du groupe de réflexion auprès de Sa Majesté le Roi Hassan II (avril 1996 – juillet 1999).
-    Et, j’ai représenté le Ministère de la justice dans plusieurs rencontres et congrès internationaux et participé à l’élaboration de conventions bilatérales notamment en DIP.
-    J’ai suivi des stages judiciaires particulièrement en France, d’autres en matière des droits de l’homme :
a/ à l’office des Nations Unies à Genève.
b/ à l’institut international des droits de l’homme, Strasbourg. (En 1991 j’ai obtenu le diplôme de l’institut et suivi les sessions de 1997, 2002, et 2005).
c/ à l’institut de droit humanitaire, à San Remo (Italie été 1990).
d/ à l’institut Prince Edouard à Charlote Town (Ile du Prince Edouard, Canada).
e/ à la Fondation Canadienne des droits Humains (été 1992).

 

 

Le Rapport avec la Fondation René Cassin

 

Compte tenu de la Réputation de l’IIDH, le Maroc a pris l’initiative d’y envoyer chaque année pour les sessions de juillet des groupes de juristes (Magistrats, avocats, commissaires judiciaires, membres d’ONG), pour suivre une formation en matière des droits de l’homme.
L’importance de l’enseignement, son niveau, ses méthodes, pratiques et théoriques, le choix judicieux des thèmes, la qualité des enseignants et des participants venant de plusieurs pays, ont fait que chacun qui participe a une session, fait son possible pour participer aux sessions ultérieures.
Ainsi, ma désignation pour prendre part à une première session, de l’IIDH à laquelle on m’a désigné, est devenue acquise pour d’autres sessions suivantes.
C’est ainsi que mon histoire avec les sessions de l’IIDH a commencé. Chaque année, je rêvais de mon séjour projeté à Strasbourg. Ce qui m’a permis de participer à plusieurs sessions, d’avoir des contacts avec des enseignants et participants et les échanges étaient importants et instructifs.
La session de 1991 était intéressante et quelque part difficile, dans la mesure où c’était la session, où j’ai préparé et obtenu le diplôme de l’IIDH.
   Cette session, avait pour thème principal, les droits de l’homme et la famille, élaboration et application des normes internationales.
-    Parmi les enseignants de la session, il y avait Mr M. Nowak que je retrouverai quelques années après au Palais Wilson lorsque j’ai intégré le comité contre la Torture.
-    Enseignante à l’institut de formation des juges, mon Diplôme  IIDH m’a permis d’y rejoindre le groupe des enseignants en matière de droit public. L’inauguration de l’unité des droits de l’homme, m’a mis devant la responsabilité de diriger le cours des droits de l’homme à l’institut.
-    Ma participation à la session IIDH de 1997, puis à celle de 2002 consacrées respectivement à la prévention comme moyen d’assurer le respect des droits de l’homme et à la Protection internationale du droit à la vie, ont inspiré mon cours consacré à la prévention internationale et régionale des violations des droits de l’homme.
-    Ce cours était pour moi une occasion pour transmettre mes acquis de Strasbourg aux futurs juges, puis lors de séminaires nationaux à d’autres catégories de juristes.
-    En tout, je peux dire que tout simplement l’IIDH était pour moi le régulateur qui m’a aidé à avoir une vision plus claire de ma mission judiciaire, si contraignante, si difficile, compte tenu du fait que l’établissement de l’Etat de Droit et des droits de l’homme, prend beaucoup de temps et, de la sorte, le fait de suivre presque régulièrement plusieurs sessions IIDH, m’a aidé à corriger ma méthode de travail et voir autrement ma profession et les autres missions que j’accomplis avec référence à mon acquis en droit de l’Homme appris grâce à l’IIDH.


J’en suis reconnaissante et  fière.
 

 

 

 

 

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